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Dimanche 6 juillet 2008

devant l'abbaye de Saint-Sever-de-Rustan
PIQUE-NIQUE FAMILIAL
Annulé !!
Lundi 28 juillet 2008


Il y a quelques temps, je vous ai présenté "Il pleut" de Jean-Philippe Peyraud.

Aujourd'hui, j'ai eu très envie de vous parler de "Mise en bouche", du même auteur, sur un scénario de Philippe Djian - chez Futuropolis.

J'ai retrouvé dans cet album, le même plaisir que je ressens, chaque fois que j'ouvre une BD illustrée par Peyraud.

Bien sûr, plaisir du texte de Djian, phrases simples, poétiques, imagées, presque dessinées, qui décrivent le quotidien, mais aussi l'imprévu, qui rendent ce "comme tous les jours" différent, vous amène le
sourire ou la chansonnette aux lèvres ;

plaisir de lire une histoire où s'enchainent espoirs et craintes, avancées et reculs ;

plaisir de me plonger dans les dessins de Peyraud, ses personnages, à peine ébauchés, mais qui expriment si bien les sentiments qui les habitent ;

plaisir de l'inattendu dans le découpage de l'album : de temps à autre une page entière, comme un saut de chapitre, la symétrie des cases, nettement découpées, surlignées d'un trait noir, qui soudain disparait et se transforme en une ébauche de fonds, comme une vaguelette, douce dans son contour et sa couleur.

Léger mouvement, qui m'a rappelé le petit nuage blanc entourant la cheville de Julie, l'héroïne du livre de Benoît Coppée. Là aussi, poésie des mots et de l'inattendu...

Bien sûr, l'histoire peut paraitre rocambolesque, hurluberlue, mais qu'importe ! Rêve, sensualité, bonheur du moment... n'est-ce pas cela le plus important ?

Par quoi commencer ? Le livre... peut-être, pour l'écriture de Djian, pour savourer l'histoire et ensuite se délecter des dessins... Ou plutôt... par la BD... comme une mise en bouche ?

Moi, j'ai commencé par...

Non, je ne vous le dirai pas ! D'ailleurs, qu'importe ! Commencez par ce que vous voudrez, seul compte le plaisir que vous y trouverez...
 

par Edith publié dans : Coups de coeur BD
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Jeudi 1 mai 2008


La Madone de Pellini, par Rivière et Federici...

...Parce que la couverture était vraiment belle !?
Le regard bleu, étrange et pénétrant aurait dit le poète, de cette femme : presque inquiétant. Les regards ? Ils  seront nombreux dans cet album. Observez  les yeux : ils prennent vie au fur et à mesure des pages, jusqu’à y percevoir les vaisseaux sanguins battre. Hypnose ? L’objectif de cette histoire ne serait-il pas de nous envoûter ?

D’abord il y a Nora, un jeune médium qui arrive à Londres dans la pension de Madame Blavatski (petite référence non citée à l’un des membres fondateurs de la théosophie et des Rose-Croix) pour y parfaire son don. Oui, nous allons nous retrouver dans l’Angleterre de la fin du XIXème siècle et son engouement pour le spiritisme et sa quête du monde des morts.

Ensuite Henri James, le grand auteur anglais, celui des Bostoniennes, des Ailes de la colombe, de Daisy Miller…, et  celui du célèbre et troublant Tour d’écrou avec cette incursion réussie du romancier dans le fantastique. Henri James, ami d’un jeune peintre, Francesco passionné de la peinture florentine du XVème siècle et surtout d’un nommé Pellini.
Francesco donc, et son rêve : rentrer en contact avec le personnage d’un tableau, la Signorina Lanzini.

Ajoutez à cela une galerie de personnages secondaires tous aussi étranges les uns que les autres : les pensionnaires, les employés du romancier et puis celui-là, le troublant « Sa Seigneurie », quel va être son rôle ?


Nous sommes aspirés dans une histoire qui va se développer sur trois tomes, dans un graphisme évoluant entre naturalisme et fantasmagorie. Belles couleurs d’ambiance, belles planches et  phylactères intrigants. Parce qu’au final, se demander d’où vient ce sentiment étrange qu’il nous reste après la dernière case lue. Le lettrage y est sûrement pour une grande partie. Lettrage très particulier qui nous donne l’impression de lire un ancien livre dont les visions ne seraient plus fruits de notre imagination mais guidées par les images du dessinateur.

Mais où donc Rivière et Federici veulent-ils nous entraîner ? Vers quel ailleurs ?

par Eric N. publié dans : Coups de coeur BD
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Lundi 21 avril 2008

Lorsqu'en novembre 2004, "l'enragé" est paru, je l'ai feuilleté, étonnée par les couleurs tranchées : des oranges, des rouges, des roses, rendus encore plus vifs par le noir des cheveux et le pourtour des visages. Le scénario... pas assez accroché, il y a tant de nouveautés ! Je n'ai pas acheté la BD.

L'auteur, je l'ai oublié. Mais j'ai gardé en mémoire les teintes chaleureuses, les dessins de quelques cases, et le regard du héros sur la couverture.

Février 2007 : Amnesty 65 vient nous demander de les aider pour leur prochaine expo : "les droits de l'Homme dans la BD". Certes, sur ce sujet, la bande dessinée foisonne d'exemples. J'en connais quelques uns. Mais, comment multiplier tous les styles, le noir et blanc ou la couleur, l'humour et le grave, l'historique et l'actuel, le réalisme et la fiction... ? Appel à la rescousse auprès de tous les "Mangebulliens"...

Et parmi les albums reçus, la photocopie d'une page - photocopie pas très nette ("Donne pas envie d'la lire !").
Pourtant, mon oeil s'attarde sur le dessin, l'abandonne, y revient... y reste... Et avant ? Et après ?... La page ne me suffit plus. Cette BD, j'ai envie de la lire en entier... C'est "Bonne Année" de Baru.

Je souhaite en savoir plus sur cet auteur, mieux le connaître. J'ai de la chance ! Le propriétaire de cet envoi est un fan de Baru. Il va me prêter son livre, et m'en confier d'autres. Et je vais tous les lire ; et découvrir des histoires qui font rire et grincer des dents, des scènes loufoques ou tendues, des décors inconnus ou qui me rappeleront des souvenirs de ma propre enfance.

Et, petit à petit, des images vont se superposer à celles que je découvre : "L'enragé" !
Oui, j'avais aimé le dessin, mais il a fallu que je le redécouvre à travers d'autres BDs, pour vraiment l'apprécier. Tous les albums ne me plaisent pas de la même façon, pour les mêmes raisons. Certains me touchent plus que d'autres. J'ai dû en relire quelques uns, pour mieux les appréhender. Vous dire quoi, lesquels, prendrait trop de temps - une autre fois, peut-être... mais ils parlent tous d'humanité, de rencontres, de découvertes....

Hier, Monsieur Baru, je vous avais oublié ; aujourd'hui, je regretterais de ne pas vous avoir "rencontré".

 

par Edith publié dans : Coups de coeur BD
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Vendredi 7 mars 2008
Quand deux passions se rencontrent. La BD donc, et…les poètes du XIXème qui vécurent à Tarbes. 
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Parmi eux, Jules Laforgue, né à Montevideo en 1860 et mort trop tôt en 1887 de la tuberculose. Il résidera à Tarbes de 6 à 16 ans : scolarité au lycée Théophile Gauthier, maison rue Massey. Ce que l’on ignore souvent, c’est que le poète décadent des Complaintes, le prosateur des Moralités Légendaires, le critique d’art, l’épistolier, prenait aussi la mine de plomb pour dessiner. 

Installé à Paris, en 1879, Jules Laforgue collaborera à une revue toulousaine créée par un de ses anciens camarades de 4ème du lycée : La Guêpe (hebdomadaire qui ne parut que neuf mois en 1879). Et d’avril à novembre de cette année, en plus des poèmes, chroniques parisiennes et études littéraires, paraîtront vingt-et-un dessins ou caricatures. La Guêpe, une revue littéraire artistique et satirique de quatre grandes pages, était lue essentiellement dans le milieu étudiant. Les dessins que livra Jules Laforgue sous les titres de Balivernes ou Zépherinades, consistaient en une ou plusieurs vignettes à raconter une histoire drôle (humour potache et calembour). «- A ta place j’appellerais ton cheval Eugène…- Pourquoi ?- Parce qu’il a de beaux harnais ». Il n’y avait pas de bulles, les textes manuscrits (de la vraie patte de mouche !) tout de même, prenaient place sous l’image. Peu d’action, il s’agissait surtout de scènes dialoguées entre des personnages, sans décor.
Ces dessins n’ont pas été repris en album. On peut en voir des reproductions éparpillées au milieu des Œuvres Complètes de l’auteur parues aux Editions l’Age d’Homme. Donc pas de cotation dans le BDM. Mais si vous en trouvez une planche originale, elle intéressera certainement quelques érudits et riches acheteurs de Drouot. Ces originaux sont inconnus encore aujourd’hui et on ne connaît de la revue La Guêpe, que deux collections complètes, une à la Bibliothèque Nationale et une à la Bibliothèque de l’Arsenal. Les Hautes Pyrénées sont potentiellement un endroit où l’on peut en trouver quelques exemplaires. Dans les années 1950 quelques exemplaires avaient étés récupérés chez un médecin Bagnérais (il faut savoir qu’en plus de Jules Laforgue d’autres collaborateurs de cette revue étaient bigourdans). 

A vos greniers donc !
par Eric N. publié dans : Coups de coeur BD
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Samedi 19 janvier 2008
Au cours de l'après-midi "Galette des Rois" de l'association, qui s'est déroulé à la Salle des Côteaux de Gascogne, dimanche 13 janvier 2008, les adhérents ont présenté leur BD coup-de-coeur de l'année 2007 (c'est-à-dire paru en 2007, mais, vous le verrez, il y a une exception héhé...) 

Pas de vote, pas de sélection, pas de classement, chacun avait amené son album, l'album dont il avait envie, au moment de venir. Il est certain qu'un autre jour, le choix eût été différent. Bizarrement, et encourageant d'une certaine façon, il n'y a pas eu de doublon (la présence physique des albums faisant foi). Eclectisme des goûts, variété de la production, éditeurs différents...

Voici donc les BD de cette Epiphanie 2008 :

Pascal : Les Forêts d'Opale - tome 5 (Arleston et Pellet, éd. Soleil)
Eric C. : La Confrérie du Crabe - tome 1 (Callié et Andréaé, éd. Delcourt)
Serge : Long John Silver - tome 1 (Dorison et Lauffray, éd. Dargaud)
Seb : 100 Bullets - tome 4 (Azzarello et Risso, éd. Panini Comics)
Edith : Figurec (De Metter, éd. Casterman)
Eric N. : Zoo - tome 3 (Bonnifay et Franck, éd. Dupuis)
Nicolas V. : Les Petits Ruisseaux (Rabaté, éd. Futuropolis, mais paru en 2006)
Flavie a fait deux choix, l'un "sérieux" et l'autre plus ludique : Magasin Général - tome 3 (Loisel et Tripp, éd. Casterman) et Lou - tome 4 (Neel, éd. Glénat)
 
Bien sûr, les adhérents qui n'ont pas pu venir et qui souhaiteraient compléter cette liste sont invités à envoyer le titre, l'auteur et l'éditeur de leur album à Seb, qui mettra à jour l'article présent.

Bonnes BD 2008 !!
par Eric N. publié dans : Coups de coeur BD
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Jeudi 1 novembre 2007

Dès la première case, il est attaqué par des serpents et doit fuir son désert natal. Ce n'est qu'un désert, y'a pas grand'chose dedans, mais comment ne pas compatir ? C'est à lui, c'est sa terre natale. Comment ne pas prendre sa défense ?

Mais voilà que nous le découvrons, quelques cases plus loin, égoïste, colérique, arrogant, marchandeur... et j'en passe ! Tout pour nous le rendre exécrable ! Et pourtant, comment se résoudre à le trouver antipathique ?

Yoann lui a esquissé une bonne bouille ; Trondheim lui a donné de la jugeotte - ce qui lui permettra, à plusieurs reprises, de "sauver sa peau" -, un brin de philosophie... très personnelle..., mais bon, pourquoi pas ! Au moins, il a de la répartie, ce petit !!!

Des dessins très simples, presque enfantins, mais un album à ne pas laisser trainer dans les petites mains ; c'est aux adultes que s'adressent les deux auteurs. Une balade dans les différents paysages de la savane et de ses animaux. Parfois, on se croirait chez La Fontaine, d'autres fois, c'est un peu les "caractères" de La
Bruyère ou les satires de Voltaire.

Mais ne vous inquiétez pas, c'est aussi une histoire sans prétention, qui m'a fait pouffer de rire, même si elle nous donne, aussi, quelques leçons.
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par Edith publié dans : Coups de coeur BD
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Dimanche 7 octobre 2007

Avez-vous lu la dernière BD de Bézian ?
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Un dessinateur atypique, dans le monde de la BD : des griffonnages qui s'enchevêtrent, s'animent et deviennent soudain des personnages ; le scénario, un lieu clos qui engendre des situations tendues !

Une fois, au cours d'une dédicace, j'ai osé lui avouer que ses histoires me faisaient penser aux pièces de Jean-Paul Sartre ("l'enfer, c'est les autres !"). Ca l'a beaucoup étonné, car, me disait-il, c'est la première fois qu'il entendait cette réflexion. Et pourtant ! c'est bien ce que je ressens à chacun de ses albums ! D'autant que, cette fois-ci, c'est d'une enquête policière dont il s'agit, une ambiance toute trouvée !

Un psychopathe se prépare à commettre un nouveau crime diabolique et rôde autour d'une maison habitée par un couple d'écrivains renommés. C'est un lieu isolé - on n'y accède que par un tunnel ou en barque en traversant un lac - avec une histoire : la maison a été construite, suite à des projets annulés et une expropriation...

Et les personnages vont s'y retrouver, en attendant que le tueur agisse. Et la tension monte... et l'on se demande si ce père qui continue à écouter sa musique comme si de rien n'était..., ce mari aimant qui devient soudain si violent..., sa femme ne lui trouve-t-elle pas d'ailleurs une ressemblance avec le portrait-robot..., et ce policier si sûr de lui, qui s'introduit partout, qui parle et sait tant de choses....

Quant au dessin , du noir et blanc (juste deux/trois taches de rouge dans les dernières cases), du rond et du longiligne. Mais, cette fois-ci, j'ai trouvé les traits moins hachurés, plus aérés. Ses personnages, très beaux, me font penser aux profils des mannequins que créent les stylistes. La maison est dessinée par son frère, architecte : des plans, des traits tirés au cordeau... un style futuriste, sobre, ouvert sur l'extérieur.

Mais la BD n'est pas que dessin. Bézian aime la musique du XXième siècle : il nous en parle dans "Chiens rouges chiens noirs" ; ici, c'est Debussy. Peut-être un peu déçue par la fin de la BD : presque bâclée, tout finit très vite, comme si la réponse à l'enquête et ses conséquences n'avaient pas d'importance. C'est ce qui se passe avant, qui compte... Ou alors, c'est moi qui en aurait demandé encore.. quelques pages de plus... inlassable de son dessin.

par Edith publié dans : Coups de coeur BD
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Lundi 17 septembre 2007
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La puissance du marketing. La couverture était barrée d’un bandeau rouge : « c’est Rimbaud ! Je te dis que je l’ai vu ! » Donc j’ai acheté, car Rimbaud m’intéresse. 

Je n’ai pas été déçu. Arthur Rimbaud est aujourd’hui le poète français que l’on réédite le plus et sur lequel on écrit le plus. Je ne dirais pas qu’une bd sur lui se faisait attendre, mais celle-ci arrive fort à propos. Alors amateur du poète, de poésie, du XIXème, de belles histoires, de graphisme sensible, cette BD est pour vous.
En 1888, Arthur Rimbaud disparaît. A Paris un certain milieu littéraire tente d’entretenir le « mouvement » qu’aurait initié le poète, en publiant des plagiats, en cherchant désespérément des inédits ou plus simplement ce qu’il est devenu.. Un de ces poètes plagiaires, Adrien, (imaginaires ?!) va partir à la recherche d’Arthur. Charleville-Mézières, Marseille, Aden. Verlaine, les amis, la sœur de Rimbaud. Et à l’arrivée celui qu’Adrien trouvera ne sera pas forcément celui qu’il cherchait…
De nombreuses références biographiques, des extraits de poèmes et de textes de Rimbaud (tous publiés avant 1888) qui s’intègrent parfaitement à l’histoire sans que cela fasse savant, un dessin évocateur coloré de crayonnés et d’aquarelles dans le style d’un magnifique carnet de route. Des dialogues bien inspirés entre Adrien et Verlaine, Adrien et Isabelle… Un vrai plaisir à lire et une incitation à se replonger dans l’œuvre du génie.
Cet album est un bel objet de plus de 100 pages, imprimé sur un superbe papier avec en cadeau un cahier spécial sur Arthur Rimbaud.

Bref, beau !
Comme je descendais des fleuves impassibles…
par Eric N. publié dans : Coups de coeur BD
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Mardi 4 septembre 2007

Dans un de ses albums, William Sheller chante :

C'est une chanson pour l'automne / pour les jours où il y a personne / quand la ville est sous la pluie ;

.... une chanson qui consume / les petits malheurs qu'on s'exhume / qu'on est tout seul à savoir ;

.... une chanson que je te donne / comme un gilet qu'on boutonne / pour se réchauffer la vie.

Chanson sous la pluie, pleine de mélancolie...

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C'est un peu ce que j'ai ressenti en lisant "Il pleut" de Jean-Philippe Peyraud, recueil de six historiettes toutes simples, sans fioriture. Le point commun de ces récits, des rencontres sous la pluie - rencontres avortées, séparations, découvertes... pas toujours joyeuses, bien sûr, mais pas vraiment tristes non plus... nostalgiques ; avec parfois ce brin d'humour dont est pétrie la vie de tous les jours. Des regrets, peut-être, mais qui coulent doucement, sans s'apesantir ; un peu comme dans "les Passantes" de Brassens... Des personnages à peine esquissés, un style presque caricatural, impression d'un dessin du bout du crayon, "à  la va-vite" ; des traits qu'il faut apprivoiser, s'approprier...Mais comme cette BD qu'ils illustrent, je leur ai trouvé quelque chose de fragile et de touchant.

par Edith publié dans : Coups de coeur BD
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Vendredi 31 août 2007

Comment parler de "Camp-volant" d'Hausmann, pour vous donner envie de le découvrir ?
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Le dessin ? Oui, sans doute... Des traits fins, parfois caricaturaux, mais toujours avec une douceur dans le tracé ; une précision dans les détails des animaux, à vous couper le souffle.
Une palette de couleurs qui, lorsqu'on ouvre la BD, peut paraître monochrome ; mais, si l'on s'y arrête un peu plus longuement, c'est tout un éventail de jaunes, de beiges et de marrons que l'on découvre à chaque case. Et puis, de temps à autres, le bleu vif de la robe d'une fillette, du fichu de la mère ; le foulard rouge du père, d'une paire de bretelles.

Le scénario ? Entre réalité et fiction : dur et grave, aérien et féérique ; un histoire comme un songe, une légende comme un fait divers.


"Le camp-volant", un rêve poétique.

 

par Edith publié dans : Coups de coeur BD
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Evénements

2008

20 et 21 septembre
Festival BD
Vitry-le-François (51)


4 et 5 octobre

2e Festival MB65

Parc des Vignaux
BAGNERES-de-BIGORRE

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